Interview : « Aux avants-postes pour faire contrepoids »

Le 27 mars 2010

Christian Paul a retrouvé son poste de 1er vice-président du Conseil régional chargé de l’aménagement du territoire et des affaires européennes. Une responsabilité qu’il regarde comme « un avant-poste » pour faire contrepoids face au désengagement de l’État. Propos recueillis par Jean-François PERRET

Vous venez de retrouvez votre poste de 1er vice-président. Votre réaction ?

C’est le choix du groupe majoritaire. J’ai accepté cette responsabilité : porter les valeurs de gauche dans la Nièvre, une vision de l’avenir de la région. Pas simplement pour reconduire la gestion précédente, mais pour ne pas s’enfermer dans la routine. Certes, comme toutes les région, la Bourgogne subit la crise, mais elle a des atouts. Comme depuis 2004, le continuerai à travailler pour que la Nièvre se trouve mieux dans la Bourgogne. Dans la Nièvre, il n’y a pas un projet économique qui n’ait été soutenu par la Bourgogne. Pour mener à bien le projet Nièvre 2021 (1), qui est un point de rendez-vous des élus et de toutes les forces vives du département, nous avons besoin de la solidarité de la Bourgogne.

Être 1er vice-président, ça signifie quoi pour vous ?

Nous sommes dans l’opposition nationale. Il faut que les collectivités soient aussi en résistance pour défendre la santé, les territoires, les services publics, et les effectifs suffisants d’enseignants dans les lycées, établissements dont nous avons la gestion. J’ai reçu mandat de mes amis d’être aux avants-postes pour faire contrepoids au désengagement de l’État. Quand on propose des maisons de santé alors que l’État se désengage, alors on est en résistance. Lorsque l’État vide les lycées de ses enseignants, alors encore on est en résistance. Et la résistance, c’est aussi permettre à des clubs sportifs, des compagnies de théâtre de vivre dans des départements ruraux, c’est aussi une preuve de réengagement volontariste de la puissance publique, mais locale.

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  • Interview : « Aux avants-postes pour faire contrepoids »

    Bonjour Monsieur, Je voulais vous envoyer un message de soutien. Pourtant j’étais assez désabusée non pas par la politique elle-même (j’ai des idéaux) mais par le visage que lui donnent les hommes et les femmes qui la font en haut de l’affiche, par leur pratique de la langue de bois ; de l’opposition obtue sans proposition d’une part ; des flopées de réformes sans courage politique et qui ne vont pas dans le bon sens d’autre part. Mais je vous ai vu ce midi au journal de France 2 concernant le sujet de la médecine générale dans les campagnes que reprend cet article. Je partage pleinement votre avis. Sachez que j’habite depuis peu dans le gâtinais (coin magnifique s’il en est) près d’une ville de 10 000 habitants où les secrétariats des généralistes nous renvoient tous cette phrase assassine : "on ne prend pas de nouveaux clients". Comme c’est déjà le cas pour les pharmacies, il faut que les généralistes s’installent là où on a besoin d’eux et non aller s’entasser dans le sud où du coup on use et on abuse de divers "avis de confrères" pour un coût de la santé à l’habitant délirant (éprouvé pour y avoir vécu...). Nicolas Sarkosy "très diplomate" avec notre ami Obama, dit que le système de santé français est égalitaire ? Pourtant il ne prend pas les mesures nécessaires pour qu’il le redevienne ! Idem pour l’enseignement, encore une fois je partage votre avis et mets de l’eau à votre moulin. Des jeunes difficiles qui ne poursuivent pas leurs études ? C’est un problème à gérer à la source en renforçant leur encadrement au collège et au lycée, en les accompagnant davantage pour qu’ils progressent et que ceux qui en ont les capacités et le projet poursuivent dans des études supérieures. Il y a des classes préparatoires aux grandes écoles dans toutes les grandes villes. Et des bourses d’études. La mixité dans les cursus supérieures est d’ores et déjà possible en France, pas besoin de tirer vers le bas les modes de recrutement. Il faut surtout donner aux jeunes les moyens de ne pas se désintéresser de l’école. D’apprendre. Des perspectives d’avenir dans notre pays autres que la discrimination, l’inactivité ou la violence. Il faut davantage de professeurs et des bons, surtout pour les élèves dont les parents ne parlent pas bien français ou dont les parents sont sans emplois. Bref l’inverse du système actuelle où les meilleurs enseignants fuient vers les zones plus aisées, débordés par des classes en sureffectifs avec que des élèves difficiles : s’il y en avait moins pour chaque professeur, on pourrait construire quelque chose... Une relation de confiance, une séreinité nécessaires pour l’apprentissage et l’enseignement. Des idées pragmatiques pour résoudre d’autres problèmes vécu on en a. Et vous sembler être quelqu’un qui les portes à merveille, en renvoyant aux caméras un message intelligible. Comment vous soutenir ?

    Rédigé par Elise le 13 avril 2010 à 18:58

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