Christian Paul a retrouvé son poste de 1er vice-président du Conseil régional chargé de l’aménagement du territoire et des affaires européennes. Une responsabilité qu’il regarde comme « un avant-poste » pour faire contrepoids face au désengagement de l’État. Propos recueillis par Jean-François PERRET
Vous venez de retrouvez votre poste de 1er vice-président. Votre réaction ?
C’est le choix du groupe majoritaire. J’ai accepté cette responsabilité : porter les valeurs de gauche dans la Nièvre, une vision de l’avenir de la région. Pas simplement pour reconduire la gestion précédente, mais pour ne pas s’enfermer dans la routine. Certes, comme toutes les région, la Bourgogne subit la crise, mais elle a des atouts. Comme depuis 2004, le continuerai à travailler pour que la Nièvre se trouve mieux dans la Bourgogne. Dans la Nièvre, il n’y a pas un projet économique qui n’ait été soutenu par la Bourgogne. Pour mener à bien le projet Nièvre 2021 (1), qui est un point de rendez-vous des élus et de toutes les forces vives du département, nous avons besoin de la solidarité de la Bourgogne.
Être 1er vice-président, ça signifie quoi pour vous ?
Nous sommes dans l’opposition nationale. Il faut que les collectivités soient aussi en résistance pour défendre la santé, les territoires, les services publics, et les effectifs suffisants d’enseignants dans les lycées, établissements dont nous avons la gestion. J’ai reçu mandat de mes amis d’être aux avants-postes pour faire contrepoids au désengagement de l’État. Quand on propose des maisons de santé alors que l’État se désengage, alors on est en résistance. Lorsque l’État vide les lycées de ses enseignants, alors encore on est en résistance. Et la résistance, c’est aussi permettre à des clubs sportifs, des compagnies de théâtre de vivre dans des départements ruraux, c’est aussi une preuve de réengagement volontariste de la puissance publique, mais locale.
Retrouvez cet article sur le site du journal du centre en cliquant sur le lien suivant : Christian Paul : « Aux avants-postes pour faire contrepoids »
Les premiers engagements Christian PAUL rejoint le Parti socialiste dès septembre 1978, « (...)