Plutôt qu’un discours gêné et convenu, François Fillon aurait du clore définitivement ce matin le débat détestable, qui assimile désormais l’identité de la France à une dérive nationaliste.
Il aurait du condamner les dérapages successifs d’Eric Raoult, de Frédéric Lefebvre ou du maire Ump de Gussainville, qui chacun à leur manière ont contribué à créer les conditions d’une nouvelle vague de xénophobie. Il aurait pu donner de notre pays l’image d’une nation ouverte, qui sait ce qu’elle doit aux autres, et qui ne se regarde pas pour l’avenir comme une forteresse assiégée.
Il aurait été applaudi par tous s’il avait eu le courage d’annoncer la fin du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, désormais devenu une officine vouée à la manipulation de l’opinion française.
En un mot, le Premier ministre aurait gagné à reconnaitre que si la France mérite un grand débat, c’est pour en finir avec les humiliations, les discriminations et les inégalités qui atteignent des citoyens de toutes histoires et de toutes origines. Dans la rue, dans l’entreprise, dans l’accès aux responsabilités.
Il aurait du réaffirmer que ce n’est pas la nation qui se fissure, mais les tensions sociales qui s’aggravent dans la crise.
Communiqué de Christian PAUL,
député de la Nièvre
président du Laboratoire des idées du Parti socialiste
Les premiers engagements Christian PAUL rejoint le Parti socialiste dès septembre 1978, « (...)