Pour un droit à l’oubli juste et effectif

Mercredi, j’étais l’invité de Bourdin Direct pour poursuivre mon engagement au nom d’un droit à l’oubli juste et effectif, c’est-à-dire le droit de ne plus déclarer une ancienne pathologie cancéreuse au-delà d’un certain délai afin de ne pas souffrir des surprimes ou exclusions imposées par des assureurs ou banquiers.

Pour instituer un véritable droit à l’oubli, il faut aller bien plus loin que la convention AERAS (s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) récemment adaptée au moyen d’un nouvel avenant. Ce sont des centaines de milliers de personnes qui ne peuvent prétendre s’assurer ou emprunter normalement, parce qu’elles ont un jour été malades. Le cancer ne peut être le prétexte d’une rente.

Afin d’abaisser le délai avant lequel s’applique le droit à l’oubli et afin d’encadrer surprimes et exclusions, j’ai porté devant l’Assemblée plusieurs amendements lors du Projet de loi relatif à la santé. Si j’espère qu’ils seront repris au Sénat, je ne manquerai pas, en lien avec les associations qui portent ce combat, de veiller, en seconde lecture, à ce que de nouvelles avancées soient inscrites dans la loi.

Retrouvez mon intervention ici, à 31’15 : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-0209-bourdin-direct-6h-7h-241906.html