Biographie de Christian Paul

Né le 23 mars 1960 à Clermont-Ferrand, Christian PAUL vit et travaille dans la Nièvre, à Lormes, depuis plus de 20 ans. Issu de familles venues du monde rural, de Lozère et du Livradois, il a grandi dans la capitale auvergnate. Avec Françoise, sa compagne, qui enseigne le cinéma, ils ont trois enfants.

LES PREMIERS ENGAGEMENTS

Christian PAUL rejoint le Parti socialiste dès septembre 1978, « quelques semaines après la défaite législative de l’Union de la Gauche ». En militant, il participe à la campagne présidentielle de François Mitterrand. Alors qu’il se préparait à une formation d’avocat, il fait le choix du service public et intègre l’ENA en 1985.Sous-préfet de Nevers, puis de Château-Chinon, il devient ensuite conseiller aux cabinets ministériels de Pierre Joxe et de Philippe Marchand puis directeur-adjoint du cabinet de Frédérique Bredin.

En mars 1994, il gagne à la droite le canton de Lormes, puis devient maire de cette cité morvandelle de 1995 à 2001. Il contribuera à créer puis présidera la communauté de communes des Portes du Morvan de 1997 à 2001. Il a été pendant près de dix ans président du Pays Nivernais-Morvan et Président du Parc naturel régional du Morvan. Ensuite vice-président de la région Bourgogne, il est élu député en 1997 après avoir reconquis la circonscription de François Mitterrand, et réélu depuis. Il applique ensuite la règle du non-cumul en démissionnant de l’ensemble de ses mandats pour ne conserver que celui de parlementaire et de conseiller municipal de Lormes, sa commune.

En 2004, il participe à la bataille pour le Conseil régional de Bourgogne, dont il a été le 1er vice-président. En 2012, conformément aux engagements pris sur le non-cumul des mandats, il démissionne de son mandat de Conseiller régional.

COMBATS, AU PARLEMENT ET AILLEURS !

Dans la majorité puis dans l’opposition, il s’est investi tout particulièrement au Parlement, sous les précédentes législatures, sur plusieurs terrains, à l’occasion du travail législatif ou du débat public : éducation et formation professionnelle, réforme des institutions et des collectivités locales, agriculture et ruralité, Europe, santé et protection sociale, numérique. Très mobilisé pour la défense de l’accès à la santé pour tous, il a présidé en 2008 la mission d’information sur l’offre de soins et rapporte de 2012 à 2014 le budget de la Sécurité sociale. Son engagement de toujours pour la création d’une civilisation numérique l’amène à co-présider actuellement la commission Droits et libertés à l’âge du numérique. Dès 2012 avec d’autres parlementaires, il crée et anime le club « La Gauche durable » puis le collectif « Vive la Gauche » après la défaite aux élections municipales. Dans « L’Appel des 100 », il appelle avec d’autres à un nouveau contrat de majorité et à une réorientation des politiques menées dans le respect des engagements pris en 2012.

AU PARTI SOCIALISTE

A l’été 2002, il est l’un des co-fondateurs avec Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, du « Nouveau Parti socialiste »(NPS), et participe à l’effort de rénovation au sein du PS. Il est membre du bureau national depuis 1999. En décembre 2008, Martine Aubry lui confie la création et l’animation du « Laboratoire des idées du PS ». Il coordonne l’ouvrage “Pour changer de civilisation” (Odile Jacob, 2011).

EXPÉRIENCE DU GOUVERNEMENT : LES OUTRE- MER

En septembre 2000, Christian PAUL est appelé par Lionel Jospin pour participer à son équipe gouvernementale comme Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. Il défend la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité, poursuit le dialogue calédonien, met en débat les questions identitaires. Un ouvrage publié en 2002 rend compte de ses échanges avec Aimé Césaire, Édouard Glissant, Christiane Taubira et bien d’autres : « Outre-mers, notre monde » (Éditions Autrement).