Le modèle de demain n’est pas la croissance d’hier

Nous avons souvent plaidé pour que la gauche au pouvoir porte des transformations durables. Aussi, quand, à la demande de François Hollande, c’est la France de 2025 que l’on veut désirer et dessiner, nous y voyons une étape importante de l’an II du quinquennat.

Un tel débat mérite de vivre plusieurs mois et d’associer largement les Français. Nous voulons en être des contributeurs exigeants - d’abord envers nous.

Dans Libé ce matin, nous publions un court texte intitulé Le modèle de demain n’est pas la croissance d’hier (voir ci-dessous). C’est l’une des idées que nous voulons, depuis un an, enraciner dans le débat public.

Nous signons ce texte avec deux députés EELV, Barbara Pompili et Denis Baupin : façon de montrer avec eux qu’à gauche, on peut cheminer ensemble sans œillères sur ces sujets essentiels. Quatre ministres ont agi de même récemment.

Saluons cette heureuse convergence, et agissons pour que l’agenda politique mette à la une les transformations nécessaires de notre modèle de développement. Comme Michel Aglietta, nous plaidons pour « donner un contenu au désir de croissance. »

Cette belle ambition ne nous exonère pas un instant des tâches immédiates. La réforme fiscale est loin d’être terminée. Si nous sommes réalistes devant le poids des prélèvements, nous sommes surtout sensibles au ras-le-bol face aux inégalités et à l’injustice fiscale. La loi sur les retraites nous verra combatifs comme sur la loi bancaire. La prise en compte de la pénibilité doit produire une avancée historique et irréversible. Et à quelques mois des élections locales, l’égalité des territoires comme la démocratie exigent un puissant effort d’imagination.

Des dernières semaines, tirons donc une leçon simple et sans complaisance. Quand tout le gouvernement n’est pas engagé au service des priorités de la gauche, il y a soudainement trop de place pour les controverses inutiles. Elles nous affaiblissent collectivement. On en sait les risques et les glissades.

La gauche durable, c’est toute l’année.