Le choc de moralisation ne suffira pas ! Edito de la Gauche Durable #1

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C’est un sinistre démocratique, comme il y a des sinistres industriels. Brutal et douloureux pour quiconque croit encore en l’engagement politique. Tout – ou presque - a probablement déjà été dit sur l’affaire Cahuzac. Avec le gouvernement, c’est tout le pays qui plonge dans la tourmente. Comment l’en sortir ? Par un sursaut démocratique, d’abord. La moralisation,c’est bien. La démocratie, c’est mieux. La demande d’un référendum institutionnel a été faite. En cas de succès, la limitation des cumuls devient possible dès2014. Mais le taux de participation sur le référendum alsacien, ce dimanche, pointe la limite des consultations populaires. La même fermeté, la même transparence, la même ambition que celle que nous voulons pour la moralisation doit guider notre politique économique et sociale. C’est le prix de notre crédibilité : une rupture ferme avec ce qui, dans l’économie, est jugé immoral et déréglé. La transparence des patrimoines des élus intéresse les Français. Les rémunérations excessives dans leurs entreprises et leur propre pouvoir d’achat les motivent encore davantage.La Gauche Durable s’est investie particulièrement sur la future loi bancaire, avec nos « six propositions ». Un vif débat parlementaire nous a opposé aux tiédeurs de
Bercy sur l’exigence de transparence et les moyens pour faire cesser les activités des banques françaises dans les paradis fiscaux. Nous ne le regrettons pas ! Et nous en tirons au moins deux enseignements : le gouvernement devrait plus souvent faire confiance à sa majorité et les dogmes de la technostructure trop proche des milieux financiers doivent être domptés. Nos luttes contre le chômage et la précarité, contre les excès de l’économie financiarisée (dont l’évasion fiscale), doivent être musclées. Pour retrouver la confiance, elles sont indissociables. Reprenons le programme pour lequel nous avons été élus. Évaluons ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Déjà, nos électeurs y verront plus clair.