Grands équipements de mobilité et de transports : Efficacité et vérité vont ensemble.

Avant même les décisions que devra prendre le gouvernement, le rapport de la commission Duron doit être apprécié et expliqué pour la part qui a un impact direct dans la Nièvre et en Bourgogne.
Un retour au réel, mais aucun abandon.
Aucun grand projet n’est abandonné. Ils sont tous inscrits et phasés dans le temps pour permettre leur réalisation effective. Cette attitude est responsable. Elle tranche avec la pratique des « chèques en bois », période qui vit s’accumuler les promesses et les illusions pour nombre d’équipements publics. Le retour à des calendriers réalistes sera un acte crédible et courageux.
Pour le désenclavement routier de la Nièvre : de bonnes perspectives, une mobilisation toujours nécessaire.
Pour l’A77, le choix est fait. Les travaux sur l’A77 viennent de reprendre au sud de Moiry, en direction de Saint-Pierre-le-Moûtier. La commission Duron considère cet axe comme un engagement déjà pris, parmi « les coups partis », que l’Etat devra honorer.
Deux préconisations vont également dans le bon sens :

-  la réalisation prioritaire de la Route Centre Europe Atlantique (RCEA) jusqu’à Moulins.
-  le rappel de l’objectif de la mise à 2X2 voies de la RN7 entre Moulins et Roanne.

Ces inscriptions permettent d’assurer au Val-de-Loire Nivernais une connexion à un ensemble de réseaux routier moderne et de bon gabarit.
Il paraît également urgent de rappeler à l’Etat sa responsabilité sur la RN151, évoquée dans le rapport à l’initiative de la Datar, pour la traversée de la Nièvre de Clamecy à La Charité. Cet axe trop délaissé et insécurisé, y compris dans l’Yonne, doit retrouver toute sa place dans les futurs programmes d’investissement.
Pour les lignes ferroviaires, une échéance symbolique de 2030, mais des marges de manœuvre pour aller plus vite.
Pour POCL : la volonté est claire. 2030 n’est pas une date charnière. Ce projet peut commencer plus tôt en fonction de son avancement, du plan de financement et de la saturation réelle de la ligne existante Paris-Lyon. La commission Duron a proposé que 2Mds d’euros soient réservés pour démarrer plus tôt certaines lignes, notamment sur l’axe qui intéresse la Nièvre.
Il reste aux Nivernais à mener une bataille de conviction, avec l’aide du Conseil régional de Bourgogne, pour faire avancer la modernisation et l’électrification de la ligne Nevers-Chagny sur l’axe Lyon-Nantes (VFCEA), ce qui ne paraît pas hors de portée, au vu du rapport de la commission Duron.

Je participerai aux initiatives à prendre collectivement et sans tarder pour prolonger dans les décisions du gouvernement les préconisations du rapport Duron, qui constitue désormais une base de travail sérieuse.
En insistant sur les transports du quotidien, sans abandonner les investissements de l’avenir, la France apprend ainsi à faire des choix adaptés à une période où plus que jamais, nous devons agir dans un esprit d’efficacité et de vérité.