Garder la République au village : une école de qualité pour la Nièvre

Les territoires ruraux ont fait l’objet au cours de la dernière décennie d’une purge massive des effectifs d’enseignants. Les décisions prises depuis 2012 - création de postes, formation des enseignants – ont, d’ores et déjà, des conséquences positives.

Pour autant, nos départements ne peuvent pas supporter de nouvelles suppressions de postes à chaque rentrée scolaire au seul prétexte que le nombre d’élèves diminue.

La géographie du monde rural, les distances quotidiennes réelles pour les enfants, exigent des efforts, du dialogue et de l’imagination dans l’élaboration annuelle de la carte scolaire, dès les prochaines semaines.

Afin d’éviter une désertification scolaire insupportable, Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, s’est engagé ce jour à l’Assemblée Nationale, à l’interpellation de plusieurs députés, sur une démarche inédite.

Il s’est déclaré prêt à étendre l’expérience engagée avec l’Association des maires du Cantal aux départements qui le souhaitent.
Le contrat est clair : gel pendant trois ans du nombre de postes dans les écoles, évolution négociée au sein du département, redéploiement interne sur des projets pédagogiques.

Aussi, je propose qu’avec Daniel Barbier, président de l’Union amicale des Maires, nous engagions une concertation avec les enseignants, les parents d’élèves et les élus pour faire bénéficier la Nièvre de cette démarche innovante.

Je salue cet effort important de la part du Gouvernement. Nous défendons la République au village, comme dans les quartiers des villes, et cela passe par une école de qualité. Tous les enfants de France y ont droit, également.

Communiqué de presse de Christian Paul