Et si le Gouvernement était solidaire de sa majorité ? Newsletter #15

Pour que la politique de redressement que conduit le Gouvernement réussisse, la confiance en ceux qui la décident et la mènent ne doit pas faillir.
Or, elle est malmenée. Les Français ont le tournis, et les socialistes avec eux.
Des mesures importantes, de nature à satisfaire leurs attentes, sont prises, mais elles ne percent pas. La Stratégie nationale de santé, les chiffres du chômage ou la visite de François Hollande à Florange, par exemple, ont été engloutis dans le retour pénible d’une polémique inutile et vaine sur l’intégration des Roms. Les mesures de justice sociale ou fiscale, car il y en a aussi dans ce budget, sont assourdies par la musique du "ras-le-bol fiscal", qui ne laisse plus place à l’explication.
A cela s’ajoute une absence de délibération collective sur le poids respectif de la fiscalité des entreprises et des ménages. Par temps de crise, c’est hypersensible. Il faut de la lisibilité, pas un jeu de bonneteau.

Aux parlementaires, on demande naturellement la solidarité avec le Gouvernement. En retour, ils goûteraient volontiers à davantage de solidarité des ministres à l’égard de leur majorité, et a minima, à de l’écoute.
Nous avons obtenu la confiance d’une majorité de nos concitoyens sur le pacte présidentiel, les 60 engagements de 2012. C’est lui qui nous lie aux Français et rassemble la gauche, ministres et formations de la majorité. Il faut y revenir, pas simplement avec quelques marqueurs, mais avec des réformes positives, en profondeur. Ce pacte nous oblige, comme il nous motive. Le Président et le Premier ministre en sont les garants, et les ministres les maîtres d’œuvre. Le Parti Socialiste en est le tuteur, et il doit le soutenir, droit.
Les parlementaires ne complotent pas. Ils n’ont pas le goût de la fronde, mais le souci du bien public. Leur contribution est légitime, pour autant qu’elle nous ramène au pacte présidentiel. Tous veulent la réussite du quinquennat et la réélection de François Hollande en 2017.
A chacun de s’inscrire dans cette loi commune. Pour notre part, nous ne cesserons de le faire, loyalement, et fermement.

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